Mauvaise graine

C’est quoi la biodiversité ?

Cet article du Canard Enchainé sur le partenariat entre le Gnis (Groupement national interprofessionnel des semences) et des éditions Nathan suscite bien des questions.

Peut-on enseigner la biodiversité en SVT par le prisme d’un organisme qui favorise les grandes firmes semencières dont Monsanto, champion des OGM ??

Une réflexion au sujet de « Mauvaise graine »

  1. Arnaud Jean-Daniel

    Ci-dessous l’email que j’ai personnellement adressé au Canard enchaîné qui n’en n’a pas accusé réception et n’a fait aucun démenti.

    Lecteur assez régulier et de longue date du Canard, je suis déçu de constater que, sur un sujet que je connais plutôt bien, vous publiez des informations fausses. Bref que vous ne vérifiez pas suffisamment vos sources !
    > > L’article « Mauvaise graine » de votre dernière édition procède de la désinformation mensongère. Comme c’est le cas avec de nombreuses « chaînes » sur Internet.
    > > – Les variétés « non inscrites au catalogue officiel des espèces et variétés » ne sont pas et ne seront certainement jamais interdites pour ceux qui veulent les cultiver en France.
    > > C’est la commercialisation, la vente des semences de variétés non inscrites en Europe qui sont interdites. Et cela uniquement pour les espèces de grande culture et les espèces potagères pour lesquelles il existe un catalogue.
    > > Ce n’est pas du tout la même chose.
    > > L’objectif est de protéger les utilisateurs, qu’ils soient agriculteurs, horticulteurs ou jardiniers amateurs, des fraudes. Il est très difficile pour un acheteur de vérifier si les semences de la variété achetée correspondent bien à la variété voulue. Des contrôles de qualité sont effectuées sur les semences pour vérifier également si elles sont pures, propres, qu’elles germent bien et qu’elles sont indemnes de maladies transmises par les semences.
    > >
    > > – La réglementation européenne (à la suite de la réglementation française) a créé des listes spéciales pour les variétés dites « de conservation » et les variétés « pour amateur » afin de permettre la commercialisation de variétés peu homogènes (« non standard »). Les variétés « de terroir » ne sont aucunement vouées à disparaître et il existe, en plus, des réseaux de ressources génétiques qui s’emploient, au cours des multiplications successives, à conserver les variétés peu commercialisables à l’identique.
    > > – Le problème de la « biodiversité / amélioration variétale » est plus compliqué et je vous invite, par exemple, à lire les textes publiés à la suite de la séance de l’Académie d’agriculture consacrée à ce sujet « https://www.academie-agriculture.fr/actualites/academie/colloque/academie/colloque-biodiversite-agriculture-et-amelioration-des-plantes ».
    > > C’est un sujet important et il me semble intéressant de créer des outils pour en parler de manière simple mais exacte, ce qu’essaie de faire Nathan.
    > > Bref, les amalgames et la désinformation sont une des plaies de notre époque et le Canard semble s’être fait « piéger ». Ce que je déplore.

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