La guerre des multinationales de l’agro-alimentaire contre la biodiversité

Les multinationales de l’agro-alimentaire et quelques sociétés bien françaises sont engagées dans une véritable guerre mondiale contre la biodiversité et l’agriculture paysanne.

Cette guerre prend deux aspects :

  • Elles mettent au point et commercialisent des semences OGM qui ne peuvent être cultivées qu’en utilisant des pesticides, fabriquées par les mêmes sociétés
  • Elles tentent de s’opposer à l’utilisation de semences paysannes.

Qu’est-ce qu’une semence OGM ? C’est une semence obtenue par croisement génétique, éventuellement entre des espèces complètement différentes. On inséminera une variété de blé en y introduisant une semence d’ortie par exemple pour renforcer ou créer telle ou telle qualité. Et cette semence sera brevetée, on ne pourra l’utiliser qu’en l’achetant chez son fabricant. Il sera interdit d’en utiliser une fois récoltée pour la ré-semer. (Les OGM sont théoriquement stériles, mais une partie ne l’est pas).

Qu’est-ce qu’une semence paysanne ? C’est une variété obtenue de longue date, elle donne des fruits ou légumes traditionnels. Or il existe un Livre des Semences, recensant les variétés et espèces reconnues et qu’on peut utiliser sans risque légal. Mais, ô surprise, de nombreuses espèces traditionnelles n’y sont pas répertoriées. Et les utiliser autrement que pour sa consommation individuelle est illégale.

Si l’on accepte sans rechigner ces dispositions l’issue est claire : renforcée par la concentration des exploitations agricoles, les espèces traditionnelles disparaîtront, et nous serons condamnés à consommer des espèces bourrées de pesticides, souvent sans goût.

Des associations s’opposent à cette perspective dont la Confédération Paysanne, Kokopelli, qui a été trainée en justice pour cela. Kokopelli fait partie d’un réseau d’échanges et de diffusion de semences paysannes libres de droit et reproductibles (non-hybrides F1 et non OGM). C’est la raison pour laquelle l’association du Jardin des Nouzeaux adhére à Kokopelli. C’est d’ailleurs un sujet qui sera rediscuté par le CA prochainement.

En tout état de cause, ce n’est pas au moment où Carrefour se lance dans la commercialisation de semences paysannes, sous la pression de l’opinion publique, qu’il faut relâcher la pression.

Faites-nous part de vos expériences avec les semences paysannes !

Michel

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